Une belle épreuve organisée par la ville de Jard aujourd'hui. Deux formats étaient disponibles 10 et 20 Km.
Période de révision oblige, j'ai décidé de la jouer "petit bras" et de m'aligner sur le 10.
Tout commençait plutôt pas mal. Un groupe de tête se forme avec 4/5 coureurs. Rapidement, tout le monde trouve ses marques et les positions se figent. Solidement installé en 4ème position, je rame un peu, ça va vite. Je m'accroche, on arrive à mi distance et là....L'ERREUR!
Je passe un peu trop à droite au passage d'un marais et plouf ...embourbé jusqu'aux genoux. Avec la vitesse, j'arrive à sortir ma jambe...mais juste la jambe! Ma chaussure reste scotchée au fond de la vase. Je me retrouve comme un c** en chaussette et avec une chaussure en moins. Je la récupère péniblement en fouillant au fond de la vase. Je sors tant bien que mal de ce piège et marche 10 mètres en me demandant si je peux repartir. Ma pompe est pleine de boue, qu'importe, je force pour la remettre, ça passe...
La troisième place s'en va...très vite loin de moi. (1min à l'arrivée). Les derniers kilomètres sont pénibles, j'ai l'impression que mes pompes pèsent 2 tonnes avec la boue! La ligne d'arrivée se présente, les gens rigolent en voyant mon état de saleté et me demandent ce qui s'est passé : "Rien, un petit incident de parcours ;)"
Bravo aux deux premiers (qui sont intouchables) et à tous les finishers.
Vivement l'année prochaine sur le 20...
2007
- Course 20 Km de Paris : 1h 22min 20s, 574ème / 19217
- Semi Marathon "Les puces Ligneronnaises" : 1h 23min 09s, 53ème / 821
- Triathlon Sprint Jard sur Mer : 1h 15min 46s, 86ème / 140 env.
- Triathlon Découverte St Jean de Monts : 56min 33s, 18 ème / 190 env.
- Triathlon Découverte la Baule : 1h 10min 56s, 26ème / 1000
- Trail St Hilaire de Riez (14 Km) : 1h 25s, 17ème / 172
- Trail Jard sur Mer (10 Km) : 39min, 4ème / 100 env.
- Trail de la vallée de l'Yon (26 Km) : 2h 29min 54s, 71ème / 130 env.
- Triathlon Sprint Sables d'Olonne : 1h 14min 27s, 68ème / 150 env.
- Triathlon Courte Distance St Jean de Monts : 2h 01min 38s, 55ème / 272
Voici maintenant trois semaines que je bosse chez Grant Thornton.
J’ai décidé pour des raisons évidentes de discrétion de ne pas parler de mon boulot sur ce blog.
Ceux qui veulent des renseignements sur Grant Thornton, les cabinets d’audit, les diplômes d’expertise comptable peuvent me contacter sans soucis par e-mail ou consulter les archives de ce blog. Mais pour connaître mes impressions sur le boulot, mes missions, mes perspectives, nous en discuterons plutôt autour d’un verre…
6h40, le réveil se met en marche. Le son du portable n’est pas idéal mais la musique compense…
Un bon Planet Smashers pour débuter la journée.
Comme d’habitude j’hésite 2-3 minutes dans mon lit. J’y vais, j’y vais pas ? Je suis tout de même bien sous ma couette. Mais bon c’est la facilité de rester sous la couette et je n’aime pas la facilité. Je pense à l’état d’esprit dans lequel je serai dans une heure, ça me pousse à me lever.
J’enfile mon jogging et vérifie que mon maillot et mes lunettes sont bien dans mon sac. 15 minutes plus tard, je suis à l’eau. En me dépêchant un peu, j’aurai presque plus être le premier à plonger dans la piscine, qu’importe…
La piscine se remplit petit à petit mais c’est l’avantage d’y aller le matin : jamais plus de 3 personnes par ligne d’eau.
50 minutes et 2km5 plus tard, 8h05, je sors de l’eau. Mes bras tirent un peu et je sens que les abdos ont travaillé. Rien de particulier ne m’attend aujourd’hui mais je suis euphorique. Sous la douche j’ai l’impression qu’on vient juste de m’annoncer une bonne nouvelle, alors que n’ai encore parlé à personne.
Ils appellent ça les endomorphines…
Passage éclair chez moi pour me changer et enfiler cette fois mon déguisement d’auditeur. Je me redirige vers le métro avec toujours cette sensation de bien être qui contraste complètement avec les visages que je croise dans le wagon.
Bousculades, journal « métro », feux rouges, klaxons… je redescends peu à peu sur terre.
A ce moment précis, je me sens encore bien mais je me dis aussi que le meilleur moment de la journée est certainement derrière moi…
Retour sur un événement marquant pendant notre séjour à Marrakech, plus précisément pendant le vol du retour.
Replaçons l'évènement dans son contexte : grève Air France, départ retardé en France. Par conséquence notre vol au départ de Marrakech est retardé également. Voici maintenant plus de deux heures que nous tournons en rond dans l’aéroport. « Les passager du vol AF65465 sont priés de se présenter en porte 22 pour procéder à l’embarquement » enfin…
Ma soirée prévue sur Angers (sans retard je prévoyais d’arriver à minuit) est très compromise.
Environ une heure de vol effectuée, nous sommes en train de nous jeter sur nos plateau repas qui, contrairement à l’aller, sont mangeables…L’interminable attente nous a ouvert l’appétit.
Quelques bouchées de lasagnes plus tard, une annonce :
« Mesdames, Messieurs, l’état d’un de nos passagers nécessite un avis médical urgent. Si un des passagers fait partie du corps médical, merci de vous notifier auprès du chef de cabine »
Mon père, plongé dans son assiette (ou plutôt son bocal) lève difficilement la tête et nous regarde d’un air dubitatif. D’un naturel plutôt réservé, ce n ‘était pas la peine de compter sur lui pour jouer le Christian Clavier et scander le célèbre « Laisser moi passer jsuis médecin ! ».
Quelques dizaines de secondes plus tard, personne ne s’étant manifesté, le père se lève et avance vers l’avant de l’appareil. Commencent alors de longues minutes d’attente. Les gens se regardent, nous regardent (oui oui c’est MON père ;)), tout le monde essaie de deviner ce qui se passe au devant de l’appareil.
Je commence à sentir l’avion descendre. Je me retourne vers maman et lui dit « Tu vas voir, à tous les coup, y’a un soucis avec le patient… » (oui on a le jargon médical dans la famille ;))
« Mesdames, Messieurs, l’état d’un de nos passagers nécessite une hospitalisation urgente. Notre vol va être détourné sur Madrid afin de procéder au débarquement du passager. Nous vous prions de nous excusez pour…. »
Pas manqué…ma soirée tombe définitivement à l’eau….
Je vous passe les détails suivant qui comprennent cependant pas mal de péripéties. Transmissions des infos médicales entre mon père et les infirmiers espagnols, le commandant de bord qui s’improvise interprète, débarquement du passager malade, de sa famille, de leurs valises, plein de kérosène à refaire, décollage…
Papa revient s’asseoir et nous raconte un peu plus en détails ce que tous les passagers souhaitent savoir.
« J’ai examiné la personne. Le commandant de bord m’a demandé si son état de santé nécessitait une hospitalisation immédiate ou si cela pouvait attendre. J’ai été obligé de lui dire qu’il fallait l’opérer dans les 4 prochaines heures sinon…Je leur ai conseillé d’aller sur Bordeaux mais le capitaine m’a dit que c’était impossible » nous raconte t’il d’un air un peu gêné.
Je lui lance « Ppa t’es trop fort t’a détourné l’avion ! »
Il rigole puis se retourne vers l’hôtesse en lui demandant « Est ce que je peux récupérer la fin de mon plateau repas s’il vous plait ? »
Quand je vous disais discret, je voulais également dire simple…
Les gens nous regardent du coin de l’œil et chuchotent entre
eux. Que disent t’ils ? « Quel con ! à cause de lui on a perdu
deux heures de plus ! » ou « La classe !, j’aurais peut
être du continuer mes études de médecine… ». Peut être parlent t'ils comme nous de leur plateau repas, pour une fois mangeable...
Certains nous lancent des regards admiratifs, mon père, lui, déguste sa tarte au pomme…
Une heure de vol plus tard, atterrissage à Roissy au lieu de Orly, navette pour nous transférer à Orly, retour à Angers en voiture…que du bon ! Au final j’étais dans mon lit à Angers à 7h du matin au lieu d’être à la fête de Jo à minuit.
Cette expérience vient compléter les différentes anecdotes de mon père dont j’ai eu la chance d’entendre les récits. Du sauvetage en hélicoptère, en passant par l’accompagnement médical d’une personnalité de l’Etat, sans parler des tours de circuit en safety car pendant les 24 heures du Mans, toutes ces (ses ?) histoires sont plus impressionnantes les unes que les autres. Mais je suis certain qu’il ne s’agit que de la partie émergée de l’iceberg car les personnes fortes et intelligentes partagent leur expérience mais ne l’étalent pas.
Il y a des jours comme celui-ci où tu te dis que ton père est vraiment un grand Monsieur. Il a des compétences, un charisme qui font de lui une personne à part. Tu es admiratif, envieux (mais pas jaloux) de sa réussite. Le seul truc que tu continues de te demander est : Comment faire pour accomplir au moins aussi bien que lui dans sa vie…
Mission impossible ? Je ne l’espère pas.
Dad you’re the man…
on Prison Break cast